Epilogue : le fromage, la famille, les amis, le pays.

Comme dirait Jean-Louis Aubert, voilà, c’est fini. 8 mois et demi de découvertes, ça ne vous laisse pas indifférent. Est-ce qu’on avait tout prévu ? Est-ce que l’on s’attendait à ça ? Oui et non. Nous avions écris une charte pour définir la façon dont nous voulions voyager. Nous avons réussi à remplir beaucoup de critères, voyager en bus, rester avec les gens, s’imprégner de leur culture et échanger avec la nôtre, avoir un mode de vie sain, communiquer ensemble, apprendre à se connaître l’un – l’autre et apprendre à se connaître soi-même… Ces objectifs, plus la longue durée du voyage, nous ont profondément plongés dans la culture asiatique.

Catapultés en un jour d’avion dans un Univers différent, nous n’étions plus devant un écran ou en train de lire un livre…nous étions directement là-bas, sur cette Terre, avec ces gens-là. Grâce à leur accueil chaleureux, à notre couleur de peau, notre argent…et nos bouilles sympathiques, nous avons touché l’âme de l’Asie. Nous avons beaucoup appris de leur spiritualité, de leurs techniques de culture et de soin, et cela nous a fait grandir et relativiser tant de choses. Dans chaque société nous trouvons du bien et du moins bien, y compris dans la nôtre. En Asie, il y a une forme de simplicité bien loin du confort occidental et dans lequel on se retrouve en tant qu’humain.

Conscients de nos privilèges liés à notre origine et à notre argent nous avons toujours tenté de créer des rapports sincères, de rester simples et de s’adapter aux modes de vie des personnes que nous rencontrâmes. Cela commence par faire caca et manger comme eux. Utiliser les moyens de transport locaux pour se rendre dans les endroits moins fréquentés par les touristes permet de rencontrer des gens authentiques. Il y a eu des moments difficiles, nous étions parfois malades, à côté de la plaque par rapport aux us et coutumes locaux, en désaccord avec certaines manières de faire, incapables de communiquer clairement. Ces difficultés, plutôt que de nous désespérer nous ont fait rebondir, si bien qu’à la fin du voyage nous étions davantage humbles et simples. Alors les surprises émergent et l’inconnu est plein de magie !

Un grand merci à nos parents de nous avoir conseillés et supportés dans ce périple.

Maintenant, il est temps de retrouver nos proches et de prendre soin d’eux, retrouver nos amis et le pays.

Raphaël et Justine

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Kochi : la dernière note.

A l’aube, à peine réveillés de notre nuit de voyage, tout engourdis de sommeil, nous arrivons dans Fort Kochin. D’abord nous errons, ne sachant pas où nicher. Puis la magie du Kérala opère de nouveau. Nous rencontrons d’abord Girish, il nous emmène boire un thé au lait et nous aide à trouver un hébergement. C’est là que nous rencontrons ensuite Naresh, Vedi et Sini. Ils s’occupent vraiment bien de nous, sont aux petits-soins : nous leur parlons de nos derniers projets de voyage et ils mettent tout en œuvre pour qu’ils se réalisent.

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Devi nous montre comment préparer le Biriyani.

Alors nous apprenons à cuisiner le fameux riz byriani au poisson. Leur recette est délicieuse et nous nous imaginons déjà l’adapter en France. Puis nous allons voir le théâtre Katakali, sorte de jeu de scène Kabuki où les yeux et les muscles du visage des acteurs roulent au rythme frénétique des tambours : impressionnant ! Nos hôtes nous conseillent de faire une virée dans la backwaters. Ce-sont des canaux qu’il y a partout dans le Kérala. Ils perfusent en eau cette contrée, faisant sa célèbre richesse. On y circule dans des embarcations non motorisées, à la perche ou à la rame. Le rythme est lent, silencieux, nous faisons partie du décor et le parcourons lentement. Il y a des plantes aquatiques, beaucoup d’oiseaux, des paysans et un faible tirant d’eau. Une vraie différence comparé à la frénésie de la ville !

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Une perche et un bâteau…

Fort Kochi est une partie de Kochi – ou Ernakulam – et c’est un endroit peu animé par rapport à une ville indienne lambda. Mais ne vous y trompez-pas ! Ici c’est le quartier des touristes, tout est fait pour que nous soyons à notre aise, et pour que nous donnions notre argent. Il y a même une mafia entre les chauffeurs de tuk-tuk et les vendeurs d’antiquités qui s’organisent ensemble pour avoir le plus de fréquentations possible. Fort Kochi est une ancienne colonie portugaise, qui fut par la suite hollandaise, et il y a un quartier juif. Une architecture coloniale peuplée d’indiens : c’est un très beau mélange.

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Architecture coloniale et vivacité indienne.

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Le communisme à Fort Cochin.

Le soir avant de prendre l’avion, nous contemplons le coucher du Soleil sur la mer d’Arabie. Un moment de nostalgie qui clos en beauté notre voyage. La mère-patrie nous attend !

Aventure-Nature :

Nous venons de passer de riche moments en compagnie de Martine et Dominique. Ces deux aventurières qui ne bredouillent devant rien nous ont partagé une autre façon de voyager. Nous qui étions habitués à rester longtemps posés au même endroit, le rythme était beaucoup plus rapide, et orienté sites culturels. C’était super chouette de découvrir le Tamil Nadu de cette façon-là. Nous nous sommes bien complétés, elles avec les idées de visite et nous avec l’expérience de terrain. Merci encore pour ces bons moments !

Udhagamandalam ou Ooty (nom anglais) est une région située quelque part entre le Kérala, le Tamil Nadu et le Karnataka. Gravissez 2000 mètres, plongez dans les nuages frais et très humides, et vous y êtes ! C’est aussi une région beaucoup plus sauvage lorsque l’on s’en éloigne, et si on est chanceux, les nuages restent sur les berges de ce massif montagneux qui s’ouvre alors à de magnifiques randonnées. Laissez-moi vous compter quelques-unes de nos aventures…

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Imaginez que vous plongez dans la forêt. Le Soleil est haut et le bruit des oiseaux vous invite à la contemplation. Nous croisons des singes, et d’autres mammifères qui sait… Et voilà qu’au détour du chemin nous arrivons dans une petite vallée où les humains cultivent les carottes et produisent de l’huile d’eucalyptus. C’est féérique comme endroit. Cela se complique lorsque nous demandons notre direction à ces gens. C’est comme s’ils avaient décidés de nous donner des indications toutes différentes, et bien sûr il n’y a pas de carte… Alors nous nous enfonçons dans la forêt un peu plus profondément, descendons dans une combe où il y a comme un marécage, remontons dans les fourrés… Ah ! Un chemin potable, et des éclats de voix dans la tranquillité de la forêt. Ce sont deux Népalaises qui portent chacune près de 50 kilos de feuilles d’eucalyptus : quelle force ! Cette fois-ci nous recevons de bonnes indications pour sortir de la forêt et en moins de 25 minutes nous sortons de cette végétation dans laquelle nous nous étions enfoncés depuis près de deux heures… La forêt est magique.

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De la fumée ? Un champ ? Oui ! Des humains !

Voici une autre balade que nous avons faite. Il est parfois intéressant de ne pas écouter les conseils des locaux pour trouver son chemin. Ceux-ci peuvent avoir tendance à envoyer les étrangers sur les lieux très touristiques, et très bruyants, surtout s’ils nous croient égarés. Alors ce coup-ci, ayant consulté l’application « Maps Me » et aidés de son système GPS, nous partons pour l’ascension du sommet des Nilgiris. Il y a un tracé sur la carte qui traverse, devinez quoi… une forêt ! Nous marchons plein d’espoir et quelle récompense : c’est un chemin bien tracé, sur le flanc de la montagne. L’air est frais, les arbres sont splendides et nous progressons facilement, goûtant la sérénité de ce havre forestier. C’est agréable. Arrivés vers le sommet, nous percevons la rumeur des touristes, puis rejoignons la masse bruyante. D’un regard nous embrassons tous les sommets des Nilgiris, y compris the Lady Mountain. L’autre versant de la montagne est très beau également, mais on se sent comme dans un autre monde dans le flot incessant des véhicules qui charrient les touristes. Comme quoi, il faut parfois prendre de petits risques, sortir des sentiers battus et se faire confiance pour vivre des moments uniques.

Amis voyageurs prenez garde : vous ne savez jamais sur quels chemins et jusqu’à quelles péripéties vos pieds vont vous emporter !

 

Raphaël

Kânyâkumârî.

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L’aube est là, les pêcheurs aussi.

Ils embarquent et s’en vont au son des hiss-ho !

Fssshh… font les vagues, et l’eau mousse.

La lumière croît, où est-Il ?

On voit mieux à présent sur l’horizon.

Une myriade de pêcheurs qui relèvent leurs filets.

Le voilà !

Il émerge des nuages : le Soleil au petit matin.

 

C’est le milieu de la journée.

La chaleur s’étale partout dehors,

Un brin atténuée par la brise…

Alors on s’abrite à l’ombre fraîche.

Torpeur et somnolence.

 

Le soir arrive et la lumière est dorée.

Les lourds rouleaux grondent et font vibrer les rochers,

Le Soleil plonge vers l’Océan.

Il vire du rouge vers l’orange et de violet irise les récifs.

Il est fatigué maintenant et on s’en retourne se coucher.

Fin de la journée.

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Kânyâkumârî est le point le plus austral de toute l’Inde. Dans le journal ces jours-ci, le cyclone Gaja fait des dégâts matériels et cause la mort d’environ 50 personnes dans le centre du Tamil Nadu, juste-là où nous étions quelques jours auparavant. Il y a aussi un article sur les manifestations « gilets jaunes » principalement contre les taxes imposées par l’Etat.

 

Raphaël

Voyage en pays tamoul

Des instants magiques
Dîner spectacle à Auroville,
Bain dans le golfe du Bengale,
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Colline de granit sortie de nulle part,
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Un coucher de soleil sur le temple de Tanjore,
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bénédiction d’un brahmane,
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Une bière à Mamalipuram …..
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Hommes et femmes très souriants, l’air heureux de nous rencontrer
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un thé offert par 2 femmes Toda dans leur pauvre maison
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couleurs multicolores des saris et des habitations des montagnes
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paysages sculptés par les plantations  de thé
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tous ces moments nous ont fait oublié :
Les klaxons,  les tas d’imondices dans les rues
la poussière et les bus déglingués et bondés
Merci à Justine et Raphaël de nous avoir piloté
Et peut-être. ..supporté et de nous avoir fait partagé
Les échanges  chaleureux qu’ils nouaient chaque jour
avec les indiens.
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ce fût une belle expérience qui n’est pas encore terminée
car nous continuons notre voyage seules, riches de nos précédentes
découvertes pour ces derniers jours vers Chennai.
Poyittu varukiren.   Nanri.
Martine et DominiqueIMG_5217

Auroville : mais qu’est-ce que c’est ?

Auroville est une cité internationale où on expérimente l’art de vivre ensemble en harmonie, qu’importe son origine, ses croyances, ses opinions. La « ville de l’aurore » se situe à quelques dizaines d’encablures de Pondicherry. Cette ville fut fondée en 1968 par Mirra Richard, plus connue sous le nom de « la Mère ». Elle était passionnée par les fleurs et fut la compagne spirituelle de Sri Aurobindo, homme politique et spirituel indien. Le rêve de la mère est que chaque individu puisse se développer spirituellement, en apprenant à se connaître et en participant à la vie de la communauté. L’argent ne serait alors plus le critères d’intégration mais plutôt ses capacités d’interaction et sa force de participation. Auroville se veut être à l’avant-garde de l’évolution de l’être humain vers une nouvelle ère spirituelle.

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La mère et Sri Aurobindo.

Lors de l’inauguration de la cité le 28 Février 1968 en présence du président de la République indienne, une charte en quatre points, exprimant sa vision de la ville, est lue par la Mère :

  1. Auroville n’appartient à personne en particulier. Elle appartient à toute l’Humanité. Mais pour y séjourner, il faut être le serviteur volontaire de la Conscience Divine ;

  2. Auroville sera le lieu de l’éducation perpétuelle, du progrès constant, et d’une jeunesse qui ne vieillit point ;

  3. Auroville veut être le pont entre le passé et l’avenir. Profitant de toutes les découvertes extérieures et intérieures, elle veut hardiment s’élancer vers les réalisations futures ;

  4. Auroville sera le lieu des recherches matérielles et spirituelles pour donner un corps vivant à une unité humaine concrète.

Conformément à la croyance de la Mère que l’ère de la religion est derrière nous et doit faire place à une ère de spiritualité transcendant la religion, la charte d’Auroville dit catégoriquement « pas de religions ».

Nous avons passé quelques jours dans Auroville, et bien qu’il soit difficile de jauger un tel projet en si peu de temps, voici ce que nous avons observé et compris.

Organisation citoyenne :

En tant que touristes de passage dans Auroville, nous n’avons pas accès à certains événements ou restaurants : il faut résider un minimum de temps, et s’investir dans le projet pour le connaître.

Pour être citoyen d’Auroville, il faut d’abord trouver un logement dans la cité, puis proposer un moyen d’aider la vie de la communauté. Un citoyen n’est pas propriétaire de son logement : celui-ci appartient à la fondation. Dans la sphère d’Auroville, on trouve néanmoins des villages et des familles Tamil qui sont propriétaires de leur terre : ce n’est pas en contradiction car ils étaient sans doute là avant et n’ont pas signé la charte.

L’administration de la cité se fait par un Conseil d’Administration non-élu nommé par l’État Indien qui dispose de tous les pouvoirs. Les Résidents s’organisent en une Assemblée pour s’occuper des affaires internes de la cité : admission-exclusion, nouveaux projets, collecte de fonds, organisation des activités… Pour chaque projet il y a un référent qui est épaulé par d’autres volontaires, formant ainsi des commissions. Il y a enfin un Comité Consultatif International. Nous découvrons ces règles de fonctionnement lors de la visite du Matrimandir, « l’âme du lieu », qui ressemble à un vaisseau spatial.

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Le Matrimandir, centre spirituel d’Auroville et place de méditation.

Biodiversité :

Lorsque nous déambulons dans la « cité » d’Auroville, nous sommes immergés dans la végétation. En réalité il y a très peu de bâtiments car ceux-ci sont noyés dans la verdure. Des petits chemins circulent entre les bosquets, et les sous-bois se succèdent prairies. Les plantes et les essences sont variées, nous croisons des vaches en liberté – comme partout en Inde – et reconnaissons certains oiseaux, des termites… Il n’y a pas de déchets. Lorsque nous retournons sur les « grandes » routes il n’y a que très peu de véhicules : c’est un endroit privilégié où même les occidentaux peuvent conduite sereinement.

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Le plateau d’Auroville en 1968 (image internet).

Historiquement, la reforestation fut un grand travail dès 1968 car le plateau d’Auroville était désertique. Près de 2 millions d’arbres ont été replantés, des aménagements de rétentions d’eau furent creusés et il a fallu faire avec les troupeaux de bétail Tamoul qui chaque jour venaient paître en liberté sur cette zone. Aujourd’hui il y a une quinzaine de fermes, quelques projets de reforestation dont Sadhana Forest.

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Une vache qui passait par là au trot et en meuglant.

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Des cailloux dans la prairie.

Les points positifs et les points négatifs :

Il est difficile et déconseillé d’émettre un jugement évidemment, à moins d’y séjourner longuement.

Il y a de nombreux projets qui sont développés ici : des projets artistiques autour du son, qui rapprochent les musiciens et créent de belles symbioses. Il y a expositions intéressantes sur différentes cultures du monde, notamment la culture tibétaines. On trouve aussi le laboratoire de langue, très utile pour apprendre à communiquer et de nombreux cours de danses, de yoga, sont disponibles si on sait à qui demander.

C’est un endroit qui présente un coût de la vie élevé par rapport aux standards locaux. La population Aurovillienne n’est pas auto suffisante en nourriture, et bien que la forêt y soit revenue, il est nécessaire de faire venir la manne depuis d’autres parties du Tamil Nadu rendue désertique. Il est difficile de comprendre ce qui se passe ici, quels sont les tenants et les aboutissants, à moins de décider d’y vivre.

Raphaël

Vive les idéalistes

Sadhana Forest : le projet qui donne l’espoir !

Avez-vous déjà pensé un monde où l’humain a une empreinte écologique positive sur son environnement ? Où les personnes de tous pays, âges et religions travaillent ensemble pour un monde meilleur ? Laissez-nous vous présenter la communauté Sadhana Forest, qui œuvre pour la reforestation et la préservation de l’eau en Inde, mais pas que….

Un rêve : redonner la vie à un sol meurtri par la déforestation.

Tout commence en 2003 grâce à la famille Israélienne Rozin. Ils ont la forte intention de rendre service à la nature, sans en tirer le moindre profit économique. Les Rozin s’installent sur un terrain désertique de 28 hectares près de la cité internationale d’Auroville dans le Tamil Nadu. Ils souhaitent redonner vie à un sol meurtri par la déforestation, et créent ainsi Sadhana Forest.

De grands travaux de terrassement, de plantation et de construction sont nécessaires pour établir les bases du campement. Dans cette région aride, il faut faire preuve de génie pour pouvoir maintenir l’humidité du sol afin que les arbres puissent pousser. De nombreux volontaires sont attirés par l’initiative et viennent de tous pays, avec de nouvelles idées. Ils aident à la construction et l’entretien des huttes, à la reforestation, et à la vie de la communauté. Cette année par exemple, près de huit cent volontaires, issus de quatorze pays différents ont prêté main forte. Certains, particulièrement touchés par la portée du projet restent des mois voire des années.

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La cuisine collective.

La famille Rozin vit sur place et veille à maintenir le cap. Ils souhaitent partager avec les volontaires les valeurs éthiques de compassion, d’altruisme et d’écologie.

Quatre grandes valeurs :

véganisme, déscolarisation, économie du don, unité humaine.

D’abord, il y a le véganisme qui est la non consommation de produits animaux. C’est un moyen d’action pacifique pour réduire son empreinte carbone. A Sadhana, on trouve une grande cuisine végane, avec des produits autant que faire se peut bios et locaux. Le véganisme, c’est aussi chérir la compassion pour les êtres vivants : les chiens, chats et vaches sont bien choyés. La déscolarisation est la seconde valeur. Les enfants de la communauté ne vont pas à l’école mais apprennent la vie auprès de leurs parents et de tous les volontaires internationaux qui circulent sur le lieux. Cela permet à l’enfant de découvrir qui il est et de suivre ses aspirations. Puis, il y a l’économie du don. Cette valeur est mise en place à travers les Sevas, les donations et les workshops. Seva signifie « service volontaire réalisé en pleine conscience afin d’apporter un éveil spirituel pour soi et la communauté ». Cela consiste à prendre soin des arbres, faire la cuisine, s’occuper des animaux, maintenir les infrastructures etc. Tous ces échanges de biens et de services fondent les relations sociales. Et enfin, l’unité humaine se traduit par l’accueil de personnes internationales, intergénérationnelles, interculturelles et handicapées. Au final, tout le monde arrive à vivre ensemble et trouve sa place grâce à des règles de vies strictes, et basées sur l’expérience de la vie communautaire.

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Alimentation et consommation en eau.

Rien ne se perd, tout se récupère.

Sadhana Forest préserve également les ressources naturelles : auto-suffisante en électricité grâce aux panneaux solaires et utilisation du bois mort de la forêt pour faire la cuisine. Les bâtiments sont en matériaux naturels : pierre, bois et feuilles de palme, ou en plastique recyclé. La communauté recycle au maximum ses déchets. Au niveau du plastique, un de leur bâtiment est dédié à sa valorisation. Pour les déchets organiques, tout est composté, même les fèces et urines des bénévoles sont recyclés pour fournir un bon composte – riche en azote notamment – qui servira à stimuler les jeunes arbres.

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Les jeunes arbres, avec un système de récupération d’eau.

Après quinze ans de dur labeur et quelques ouragans essuyés, la végétation a bien grandi et une forêt dense danse autour des huttes. Le projet bénéficie également aux populations locales qui ont vu une hausse de fertilité de leur champs grâce à une meilleure rétention de l’eau par le sol et le niveau des nappes phréatiques a augmenté (dixit des bénévoles organisateurs). Les habitants du lieux, résidant depuis un moment déjà, remarquent de plus en plus d’espèces d’oiseaux, de mammifères, d’insectes et de reptiles au fil des ans. Il est même possible de croiser un paon et sa famille.

Une vision magnifique : implanter d’autres projets comme celui-ci

dans les régions menacées.

La vision des Rozin est plus grande encore : créer de nombreux centres de reforestation comme celui-ci sur la planète, afin de protéger la Terre et l’eau, pour fournir aux humains des moyens de se nourrir durablement et de vivre ensemble. L’ONG a d’ores-et-déjà implanté deux autres projets comme celui-ci au Kenya et à Haïti.

Voici une vidéo d’une journée type à Sadhana :

Vous aussi, cultivez le changement.

Si vous vous voulez participer au projet, consultez la page web de l’ONG pour avoir de plus amples informations : sadhanaforest.org. Les conditions pour intégrer le projet sont simples : une contribution de six euros par jours (pour la nourriture, l’entretien des structures, et l’avancée du projet) et un minimum de deux semaines de participation la première fois. Les plus anciens et les familles peuvent rester moins longtemps. Chaque jour un volontaire offre 4 à 5 heures de son aide. Il est aussi possible de supporter le projet via des donations en ligne.

N’hésitez-pas : si Sadhana se trouve plus ou moins sur votre route, faites-y un détour. C’est réellement magique de participer à une telle aventure lorsque l’on sait que cela fait partie des solutions pour préserver la Terre de demain tout en vivant Ensemble jovialement.

Merci d’avoir lu cet article et bonne continuation,

Raphaël et Justine

L’Inde : extraordinairement différente !

Pour la fin de notre voyage nous avons décidé de passer trois mois dans ce pays immense, à tel point gigantesque qu’il est considéré comme un sous-continent. Immense par les distances et la densité de population, extraordinaire par la mosaïque de cultures très diverses, différente par les modes de vies des Indiens. Difficile de résumer donc l’Inde, mais voici quelques aspects qui ont retenu notre attention et que nous vous partageons.

Les transports en Inde :

La première ville où nous sommes arrivés est Varanasi. Après un jour entier de bus depuis Kathmandu, nous sommes tout de suite engloutis dans un méli-mélo incroyable de tuk-tuk, de deux-roues, bus, camions, voitures. Pour notre sensibilité européenne c’est invraisemblable : il n’y a pas la place pour autant de véhicules. Néanmoins en Inde on avance dès qu’il y a de la place, on se faufile, pendant que les plus gros font retentir leur klaxon pour passer. Et le meilleur, c’est que même si le débit ralenti jamais il ne s’arrête.

Les deux-roues sont les plus nombreux, mais nous ne les utilisons pas car la circulation nous est étrangère et trop mouvante : nous hésiterions à passer et créerions des kouaks.

Les tuk-tuks sont le moyen idéal pour circuler en ville. C’est très maniable, stable, et c’est stupéfiant le nombre de gens et de bagages que l’on peut y caser.

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En tuk-tuk aussi on fait des rencontres !

La voiture prend à mon avis trop de place sur la route pour trop peu de matériel et de personnes transportés : c’est désavantageux, mais « confortable ».

Les bus sont très commodes pour distances moyennes, entre deux villes par exemple. Selon les heures de la journée il sont plus ou moins remplis. Parfois il y a tellement de gens qu’il y a plus de personnes debout que assises. On croit que le bus est plein mais il en rentre encore ! Et c’est parti pour le bus à rebond.

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Mais où est Dominique ?

Enfin les trains sont les amis de ceux qui veulent traverser de grandes distances en Inde. Il est facile d’y faire des rencontres et lorsque la nuit arrive les couchettes se déploient pour que tout le monde dorme. Au petit matin nous sommes réveillés par les vendeurs de boissons : « Tea, coffe, water ! Tea coffe water ! Tea coffe water ! »

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L’intérieur du train : il y a de la place pour tout le monde !

Nous n’avons pas pris l’avion pour limiter notre impact, mais nombreux sont ceux qui traversent l’Inde de cette manière : c’est beaucoup plus rapide. Au sol, les transports sont toujours riches en rebondissements.

Les divinités :

La religion Hindoue est très présente, et son empreinte millénaire imprègne la société indienne jusque dans les petits gestes du quotidien. Dans tous les foyers, les véhicules, dans la rue et les restaurants nous voyons des autels ou des représentations des différentes Divinités du très prolifique panthéon Hindou. Voici les trois principaux Dieux : Brahma le créateur, Vishnu le protecteur et Shiva le destructeur. Avec leurs épouses Sarasvati, Lakshmi, Parvati, et leurs enfants Ganesh, Murugan…

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Photo de famille : Shiva et Parvati avec leur fils Ganesh.

Sur le front de Parvati, on aperçoit un petit point rouge appelé Bindi. Trois lignes blanches horizontales sont peintes sur le front de Shiva, avec un point rouge plus important. Quant on se balade dans la rue, on voit encore ces signes religieux sur le front des indiens. Les femmes portent un Bindi rouge ou marron, et pour signifier qu’elles sont mariées, un trait rouge discret à la limite du front et des cheveux. Les hindous très religieux ont des lignes blanches horizontales ou verticales, en fonction des divinités qu’ils honorent.

L’année est rythmée par de nombreux festivals rendant hommage à ces divinités. Il n’est pas une semaine en Inde sans un événement ou une célébration durant plusieurs jours. En fait la plupart du temps il y a un festival quelque part, en l’honneur de quelqu’un. C’est souvent très bruyant et très coloré !

Au-delà de ces Dieux et Déesses, les Indiens vénèrent certains arbres, les grandes rivières, et d’autres éléments de la nature : c’est sans doute leur côté animiste. Les vaches sont à l’honneur et arpentent paisiblement le territoire. Leur statut de divinité leur confère une liberté de mouvement appréciable. Le contact avec ces animaux est beaucoup plus direct.

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Un bassin dans un temple au Kérala

Ensuite, selon les région de l’Inde nous rencontrons des Chrétiens et des Musulmans plus ou moins nombreux. Il y a aussi un brin de Jaïnisme, et un soupçon de Bouddhisme.

Le mode de vie :

Les maisons sont très variées d’une région à une autre. Ainsi, dans la campagne du Madhya Pradesh, les habitations des paysans sont faites de briques de terre cuites recouvertes d’enduit, le toit étant de la taule, des bâches, ou des feuilles de palmier tissées. Dans le Tamil Nadu les maisons citadines présentent des toits beaucoup plus plats, ouverts sur le ciel et sont très colorées. Au Kérala, il y a beaucoup de grosses briques de pierre rouge qui sont à la base de la maçonnerie ; dans cette région très riche, tout le monde veut avoir sa propre maison. Globalement, avec la modernité arrive l’ère du béton armé : si facile à construire et à entretenir, ces bâtiments poussent partout et submergent l’habitat traditionnel ainsi que la biodiversité…

Les briques rouges du Kérala et les maisons colorées, ouvertes du Tamil Nadu.

Les Indiens que nous rencontrons vivent largement en famille. Il n’est pas rare de trouver sous le même foyer les grands-parents, les enfants et les petits-enfants. Ainsi les générations se complètent, les enfants allant travailler tandis que les grands-parents veillent sur les petits enfants. Ayant vécu dans des familles tellement accueillantes et bienveillantes au Kérala, nous avons pu avec eux rendre visite à d’autres branches de leur familles : c’est tellement agréable de faire une petite balade dans le voisinage pour aller saluer un oncle, une mère… Les mariages sont souvent arrangés, et les nouveaux unis doivent trouver leur bonheur là-dedans. Les rôles sont répartis différemment entre l’homme et la femme. Grossièrement, dans le Madyah Pradesh, c’est aux hommes d’aller à l’extérieur et de gérer le commerce, la femme est quant à elle souvent à l’intérieur de la maison pour préparer à manger, ou à trimer laborieusement dans les champs. Le Kerala et le Tamil Nadu semblent beaucoup plus propices à l’épanouissement des uns et des autres. Aujourd’hui, les mœurs évoluent : de plus en plus de femmes s’émancipent même dans les régions les plus traditionnelles, les parents n’ont plus que un ou deux enfants, et les familles se dispersent pour suivre les offres d’emploi.

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Les grands parents tout à la joie de s’occuper de leur petit-enfant.

La nourriture indienne est très variée selon les régions et très goûtue, en particulier dans le Sud : byriani, dosha, samba…mmmh ! La base est souvent constituée de chapati (galette de farine de blé) ou de riz, accompagnés de différents légumes et lentilles fortement épicés. Le tout se mange avec la main sur une feuille de banane ou de la vaisselle en métal. La consommation de produits laitiers est très importante : paneer, thé au lait, lassi, ghee, remède ayurvédique… Une grande partie de la population est végétarienne, et il est très facile de trouver des plats sans viandes, voire végans (sans produits animaux). De plus, il n’y a pas ou très peu de vente d’alcool ou de tabac en Inde. C’est ce que nous avons observé dans les régions que nous avons traversées, et on peut passer un mois en Inde sans toutes ces drogues.

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Le riz Byriani accompagné d’un plat de légume au beurre…un régal !

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Cuisine-maison chez le maitre-masseur : betterave, riz, légume vert, mouton, et légumes marinés dans la noix de coco… le tout se mange à la main.

Les indiens et les touristes

Lorsque nous arrivons dans les maisons, les indiens nous font comprendre que les invités sont vus comme des dieux. Ils sont très attentionnés. On le remarque aussi à l’extérieur, ils nous font souvent de grands sourires, nous bichonnent dans les restaurants, nous laissent les meilleures places dans le bus… Une petite anecdote : Un jour dans le Madyah Pradesh, nous sommes rentrés dans une boulangerie locale. Le patron était tellement content de voir des étrangers chez lui qu’il nous a fait assoir directement, et nous a gavés de gâteaux. Il a appelé ses filles pour prendre des photos, et à envoyé un de ses employés nous accompagner faire du shopping. Dans la foulée, un client est passé pour faire une commande importante. Il a relié ça à notre présence ‘divine’ dans son magasin. Ça nous a valu quelques gâteaux en plus.

Les Indiens aiment les photos, ils les aiment même un peu trop à notre goût. Depuis le début du voyage, on a du faire plus de cent selfie avec de parfait inconnus, et au moins dix mile ‘j’aime’ sur facebook.

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Un selfie typique

Quelques personnages célèbres d’Inde :

Mata Amritanandamayi, aussi connue sous le nom de Amma est une figure spirituelle très célèbre dans le monde entier, peut-être même davantage à l’étranger qu’en Inde. Elle offre son amour et sa compassion à tout les êtres, soulageant leur souffrance. Décrivant sa religion comme celle de l’amour, elle aide les gens sans effort car là où il y a le vrai amour il n’y a pas de peine. Concrètement, elle a déjà étreint 34 millions de personnes à travers le monde. Elle fait des tournées internationales – en Europe par exemple – et chaque place où elle se rend elle fait des gros câlins.

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Amma en pleine action.

Mohandas Karamchand Gandhi, est aussi appelé Mahatma : « la grande âme ». C’est un Indien très très célèbre, connu dans le monde entier pour son mouvement non violent qui a aidé l’Inde à trouver son indépendance vis-à-vis de l’Angleterre. Dans le début de sa vie il étudie en Angleterre. Puis, il vit en Afrique du Sud où il est frappé par le racisme à l’encontre des Africains et des Hindous. Il y entreprend un combat non violent et non coopératif face aux autorités en présence. Il revient ensuite en Inde et organise plusieurs immenses campagnes de désobéissance civile largement populaires dans le contexte des guerres mondiales et de l’entre-deux guerres. Son but est d’obtenir l’Indépendance de l’Inde face à l’appauvrissement de son économie locale dû au joug du pouvoir anglais. L’indépendance survint alors, mais au prix de la partition du pays entre Inde et Pakistan, face aux tensions entre Musulmans et Hindous. Aujourd’hui encore, son œuvre inspire beaucoup les Indiens.

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Gandhi au rouet.

Lakshmi Bai, la reine de Jhansi, est une femme qui a marqué les esprits par son courage et sa détermination inébranlable. C’est aussi une histoire pleine de violence et de destruction, qui eut lieu non loin de Varanasi dans le Nord de l’Inde. Elle fut l’épouse d’un Raja (roi), avec qui elle ne put avoir d’enfant mâle. Ils adoptèrent donc un enfant comme le veut la tradition, mais le Raja mourut peu de temps après et le fils adoptif étant mineur c’est la jeune Râni (reine) qui assure la régence. Elle prône la paix et l’amour et ce sont les valeurs qu’elle partage avec son peuple. Alors les anglais décident d’annexer son petit royaume. Lakshmi, refusant de subir l’oppression, rassemble le peuple des Cipayes de la ville de Jhansi et se bat contre les anglais. Après deux semaines de combat, la ville tombe et s’ensuit un horrible massacre. La reine s’enfuit, continuant la rébellion et meurt au combat quelques temps plus tard.

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Lakshmi Bai combattante.

Patanjali est un grand sage, mais qui était-il vraiment ? Il semble avoir vécu aux alentours du 2ème siècle avant J-C, à moins que ce ne soit le 3ème après J-C. Toujours est-il que ce personnage plein de mystère a écrit les célèbres Yoga-Sùtra – sur lesquels se fonde l’enseignement contemporain du Yoga – ainsi que sur la grammaire sanskrite et l’Ayurvéda. Ces travaux son tellement immenses qu’on se demande s’il n’y aurait pas eu plusieurs Patanjali. Le mythe raconte qu’il serait tombé du ciel sur Terre sous la forme d’un petit serpent entre les mains de Gonika, une puissante yogini. Il se transforme alors en humain pour enseigner le Yoga. Toutes ces incertitudes autour de ce sage correspondent à l’anonymat et l’humilité caractéristiques des sages de l’Inde ancienne, qui préfèrent rendre grâce à leur maître et attribuent les bénéfices de leur enseignement aux efforts collectifs de plusieurs générations plutôt qu’à eux-mêmes.

Patanjali

Le mi-homme mi-serpent : Sesa

Itinéraire :

périple indien

En partant de Kathmandu, nous avons découvert l’Inde du Nord vers le Sud :

  • Varanasi (ancienne Bènarès).
  • Nemawar, au bord du fleuve Narmada, où se trouve la ferme Malpani Trust.
  • Kohzikode (ou Calicut) et dans la région : Manjeri, Perambra, Mahé, Kuttiady…
  • Puducherry et Auroville.

Et pour finir ce voyage en compagnie de Dominique et Martine nous explorons le Tamil Nadu !

Elles sont là

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En route mauvaise troupe

Ça y est, elles sont là.

Dominique et Martine ont courageusement pris leurs valises à deux mains pour venir nous rejoindre. A leur arrivée, on a eu l’impression qu’elles avaient vécu plus d’aventures en deux jours de voyage que nous en huit mois… « Ah ben oui, j’avais pas marqué le bon numéro de passeport sur le visa, c’était tendu avec le policier… » dixit Dominique.

Nous les cueillons toutes fraîches à Chennai pour nous diriger un peu plus au Sud : Mamallapuram. Cette ville abrite un site archéologique datant du VI-VIIè siècle. Des collines de granit ont été sculptées et représentent les divinités hindoues et créatures antiques. Nous sommes impressionnés par la grandeur du site et sa conservation.

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Petit temple Vahara

Massage ayurvédiques et bière (pas en même temps) sont aussi au rendez vous, pour décompresser du voyage.

La suite des aventures bientôt !

Justine

Keralala

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Le Kerala, si vert, si frais, si beau…

Ces trois dernières semaines nous avons pu prendre un bol d’air frais dans « le propre pays des dieux ». Nous avons séjourné dans plusieurs familles indiennes. Mais principalement dans la maison de Shabil, Ancy et Achal que nous avions rencontré dans la ferme de Baba Deepack. Il habitent près de Perambra, dans la partie Nord du Kerala. Bien que ce ne soit pas très touristique c’était tout du moins authentique. C’était la première fois du voyage que nous étions hébergés chez l’habitant, sans avoir eu recours à internet.

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Une balade avec Shabil

Leur maison est simple, traditionnelle du Kerala avec un toit en tuiles rouges et des structures en pierre. Il n’y a pas beaucoup de décorations ni de meubles. Nous mangeons les repas par terre, composés de riz, sauces à base de noix de coco et légumes cuits. Shabil et Ancy sont très actifs pour l’écologie la santé et l’éducation alternative. Ils essaient de créer un centre pour sensibiliser les enfants à l’écologie, et faire des activités pratiques pour leur développement personnel. Nous passons de bon moments avec eux et ils nous font découvrir les environs.

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La cuisine, chez Neethu

Nous allons aussi visiter les maisons de leurs amis. C’est le réseau d’amis que nous avons rencontrés à la ferme de Baba. Ils sont engagés dans différents domaines : la santé, l’art, l’éducation, la sobriété…et tous ont en commun le soin de la terre, l’agriculture organique et la vie de famille. L’accueil est à chaque fois très chaleureux et ils insistent pour que l’on dorment chez eux. Ils prennent du temps pour partager leur culture et vérifient toujours que nous ne manquons de rien. Ils nous montrent leurs passe temps, leur cuisine et le reste de la maison. De temps en temps, nous allons voir le reste de la famille, ou même visiter l’école du coin. Dans cette région de l’Inde il y a très peu d’occidentaux (en un mois et demi nous avons vu deux visages pâles) : nous sommes de vrais célébrités et nous nous sentons privilégiés.

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Portrait de famille

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La visite de l’école n’est pas passée inaperçue…

Le Kerala est un des Etats les plus riches de l’Inde. Nous le voyons d’emblée face à la taille des maisons, le grand nombre de voitures et la facilité des habitants à parler anglais, révélant une bonne éducation. Aussi, on s’étonne de l’absence des vaches en plein milieu de la chaussée. On s’y était presque habitués ! Effectivement, l’Hindouisme et son culte pour les vaches n’est pas la religion principale. Chrétiens et musulmans sont aussi fortement représentés. Depuis le IIIe s., Grecs et Romains font déjà commerce dans le Kerala pour se fournir en noix de cocos et épices. Ils seront suivis dans le cours de l’histoire par les réfugiés juifs, des missionnaires chrétiens, des marchands perses et arabes, le navigateur portugais Vasco de Gama… Tous ont contribué à faire du Kerala un État cosmopolite, multiculturel et ouvert au commerce international.

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La forêt qui entoure chacune des maisons que nous visitons

Le Kerala est aussi un endroit des plus touristiques en Inde. La forêt est très présente et, sous influence de l’océan pacifique, rafraîchissante. Composées essentiellement de palmiers, les arbres sont hauts, ondulent avec le vent et laissent traverser les rayons du soleil sur des pâturages verdoyants.

Un grand bain d’air frais et de forêt après le Madhya Pradesh et avant de découvrir Tamil Nadu !